Imaginez : vous gagnez 10 000 € par mois, vous remboursez votre maison et il vous reste 6 500 € pour vivre. Pourtant, votre banque peut refuser de financer un nouvel achat immobilier !
C'est précisément ce type de situation que le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, souhaite remettre en question.
Alors que les taux des crédits immobiliers remontent en France, le gouvernement ouvre le débat sur un éventuel assouplissement des conditions d'emprunt.
Une actualité qui pourrait concerner de nombreux acheteurs, propriétaires et investisseurs immobiliers, notamment à Senlis, Chantilly, Pont-Sainte-Maxence, Creil, Clermont et Crépy-en-Valois.
Pourquoi peut-on être bloqué avec 6 500 € de reste à vivre ?
Depuis 2022, les banques françaises appliquent généralement une règle : les mensualités de crédit ne doivent pas dépasser 35 % des revenus du ménage, assurance emprunteur comprise.
Cette réglementation, définie par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), vise à éviter le surendettement et à protéger les emprunteurs.
Mais elle peut parfois produire des situations surprenantes.
Prenons l'exemple évoqué par le ministre du Logement :
Revenus mensuels du ménage : 10 000 €
Mensualité du crédit immobilier actuel : 3 500 €
Reste à vivre : 6 500 €
Taux d'endettement : 35 %
Ce ménage dispose encore d'un budget confortable chaque mois.
Pourtant, s'il souhaite acheter un deuxième logement pour le mettre en location, son financement peut être refusé parce qu'il atteint déjà le plafond réglementaire.
Le problème ? Le reste à vivre n'est pas directement intégré dans le calcul du plafond des 35 %.
Des taux immobiliers qui remontent et compliquent les achats
Selon BFMTV, fin octobre 2026, les taux des crédits immobiliers sur 25 ans se situaient entre 3,50 % et 4,20 %, selon les établissements et les profils.
À ces taux s'ajoutent notamment les frais d'assurance emprunteur.
Cette remontée a une conséquence directe : à mensualité égale, les ménages peuvent emprunter moins.
Pour certains acquéreurs, cela signifie devoir réduire leur budget, augmenter leur apport personnel ou reporter leur projet.
Et lorsque les acheteurs rencontrent des difficultés de financement, les vendeurs peuvent également en subir les conséquences.
Le ministre du Logement veut ouvrir le débat
Le 2 novembre 2026, Vincent Jeanbrun a plaidé pour davantage de souplesse dans l'accès au crédit immobilier.
Son objectif : permettre aux banques de mieux prendre en compte la situation financière réelle des emprunteurs.
Deux catégories sont particulièrement concernées :
Les primo-accédants, qui souhaitent acheter leur premier logement, mais dont la capacité d'emprunt peut être limitée.
Les propriétaires bailleurs, qui disposent parfois de revenus confortables, mais se retrouvent bloqués pour financer un investissement locatif supplémentaire.
Le ministre souhaite engager des discussions avec les banques, le ministère de l'Économie et la Banque de France.
Attention : à ce jour, aucune modification officielle de la règle des 35 % n'a été annoncée.
Quel impact pour les acheteurs et vendeurs dans l'Oise ?
À Senlis, Chantilly, Pont-Sainte-Maxence, Fleurines, Verneuil-en-Halatte, Creil ou Crépy-en-Valois, le financement reste l'un des éléments essentiels d'une transaction immobilière.
Une évolution des règles pourrait avoir plusieurs conséquences :
Permettre à certains acheteurs de concrétiser leur projet.
Faciliter l'achat d'une maison plus grande pour les familles.
Redonner des possibilités de financement à certains investisseurs.
Favoriser davantage de transactions immobilières.
Réduire certains blocages liés aux refus bancaires.
Mais un assouplissement ne signifierait pas que tous les ménages pourraient emprunter davantage.
Les banques continueraient à examiner les revenus, les charges, la stabilité professionnelle, l'apport personnel et la capacité de remboursement.
Peut-on déjà emprunter au-delà de 35 % ?
Oui, dans certaines situations.
Les banques disposent actuellement d'une marge de flexibilité leur permettant de déroger aux règles habituelles pour une partie limitée de leur production de crédits immobiliers.
Cette flexibilité est plafonnée à 20 % de leur production trimestrielle, avec des conditions de répartition spécifiques.
Cela ne signifie pas qu'un emprunteur peut exiger un financement dépassant les 35 %.
Chaque dossier reste soumis à l'analyse et à la décision de l'établissement bancaire.
D'où l'importance de préparer soigneusement son financement.
Mon conseil de professionnel de l'immobilier
Depuis 2015, j'accompagne les vendeurs et les acquéreurs dans leurs projets immobiliers à Senlis et dans l'Oise.
Et une chose est certaine : un projet immobilier ne se résume pas à un taux d'endettement.
Un ménage avec des revenus réguliers, un apport personnel et une bonne gestion financière peut parfois rencontrer des difficultés pour obtenir son crédit.
Avant d'abandonner un projet, il est donc important de faire étudier sa situation par un professionnel du financement.
Un courtier peut notamment aider à comparer les solutions bancaires et à identifier les possibilités adaptées à chaque profil.
Pour les vendeurs, la vérification du financement des acquéreurs reste également essentielle afin de sécuriser la vente.
Vers un assouplissement du crédit immobilier en 2027 ?
Pour l'instant, rien n'est décidé.
Le Haut Conseil de stabilité financière défend le maintien d'un cadre prudent, destiné à protéger les ménages et la solidité du système bancaire.
Le ministre du Logement souhaite, de son côté, ouvrir une réflexion sur les conditions d'accès au crédit.
Le débat devrait donc se poursuivre.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Est-il normal qu'un ménage disposant de 6 500 € par mois après remboursement de son crédit puisse se voir refuser un nouvel emprunt ?
Ou faut-il conserver strictement la règle des 35 % pour éviter le surendettement ?
La question mérite d'être posée.
Vous avez un projet immobilier dans l'Oise ?
Vous souhaitez acheter, vendre ou faire estimer une maison ou un appartement à Senlis, Pont-Sainte-Maxence, Chantilly, Creil ou dans les communes environnantes ?
Je suis à votre disposition pour vous conseiller et vous accompagner dans votre projet immobilier.
Jean Pierre MUSCEDEREConseiller immobilier indépendant Optimhome
Senlis et sud de l'Oise
06 65 62 40 29
https://jp-muscedere.optimhome.com/fr
Actualité immobilière – 5 novembre 2026
Source
BFMTV Immobilier – Novembre 2026 : déclarations du ministre du Logement Vincent Jeanbrun sur les règles d'accès au crédit immobilier.
Référence réglementaire : Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), règles d'octroi des crédits immobiliers.