Ils n’ont pas acheté la maison… mais ils m’ont confié la leur
Mon histoire – Épisode 2
Dans le premier épisode de « Mon histoire », je vous racontais comment deux chiens m’avaient poussé, presque malgré moi, vers une rue de Cugnaux que je ne connaissais même pas et dans laquelle je n’aurais probablement jamais mis les pieds.
Au bout de cette rue se trouvait une maison appartenant à un adorable couple qui y vivait depuis plus de trente-cinq ans.
Une maison des années 1980, restée dans son jus, mais parfaitement entretenue et remplie de souvenirs.
Grâce à cette rencontre totalement imprévue, j’avais décroché mon tout premier mandat exclusif.
Je ne le savais pas encore, mais ces deux chiens venaient de déclencher une incroyable succession d’événements qui allait me conduire jusqu’à ma toute première vente et à ma première signature chez le notaire.
Mais avant cela, il fallait franchir une nouvelle étape : trouver des acquéreurs et réaliser… ma toute première visite !
J’ai appliqué la méthode à la lettre
Je venais d’intégrer Optimhome et je tenais à faire les choses correctement.
Plutôt que d’improviser ou de suivre uniquement mon intuition, j’avais décidé d’appliquer sérieusement les méthodes et les conseils qui m’avaient été transmis.
Je reviendrai d’ailleurs dans le prochain épisode sur mes premières formations et mes premières réunions Optimhome. Elles ont joué un rôle essentiel dans mes débuts et dans la construction du professionnel que je suis devenu aujourd’hui.
J’avais préparé mon annonce, réalisé les photographies et diffusé le bien sur les principaux sites immobiliers.
Les premiers appels sont rapidement arrivés.
Parmi eux, celui de Monsieur et Madame R.
Après un premier échange téléphonique, leur projet semblait sérieux et leur financement cohérent. Nous pouvions donc organiser une visite.
À cette époque, il nous était recommandé de ne pas donner directement rendez-vous devant le bien.
L’objectif était d’accueillir les acquéreurs dans un endroit neutre, comme un café ou la réception d’un hôtel, afin de prendre le temps de mieux découvrir leur projet avant de partir visiter.
Pour cette grande première, j’ai appliqué la méthode à la lettre.
« Moi, je ne signe absolument rien »
Monsieur et Madame R. sont arrivés à l’heure au rendez-vous.
Madame était souriante et semblait parfaitement détendue. Monsieur, en revanche, paraissait beaucoup plus réservé.
J’ai engagé la conversation, posé quelques questions et tenté de créer un climat de confiance.
Puis est arrivé le moment de présenter le bon de visite.
Monsieur R. m’a regardé très sérieusement avant de m’annoncer :
« Moi, je ne signe absolument rien. »
Dans ma tête, tout s’est alors mélangé.
Quelques jours auparavant, deux chiens avaient failli me dévorer pendant ma prospection. J’avais dû traverser un campement avec mon vélo pour réussir à rentrer chez moi.
Et maintenant, mon tout premier acquéreur refusait catégoriquement de signer mon premier bon de visite…
Je commençais à me demander si j’avais vraiment choisi le métier le plus tranquille du monde !
Mais je me suis repris.
Je n’avais encore jamais réalisé de visite. Pourtant, je savais déjà une chose : je voulais travailler dans le respect de chacun.
Je lui ai donc répondu calmement :
« Monsieur, je comprends parfaitement votre réticence. Mais ce document fait partie du cadre dans lequel je dois organiser cette visite.
Je souhaite également vous expliquer comment elle va se dérouler.
Les propriétaires sont des personnes âgées qui vivent dans cette maison depuis plus de trente-cinq ans. Elle contient une grande partie de leur vie, de leur histoire et de leurs souvenirs.
Vous pourrez naturellement poser toutes vos questions et me faire part librement de votre ressenti après la visite. Je serai là pour vous écouter et vous répondre avec transparence.
Mais devant les propriétaires, je vous demanderai simplement de respecter leur maison et leur histoire.
Si ce fonctionnement vous convient, nous pouvons poursuivre comme prévu. Dans le cas contraire, je préfère annuler la visite.
Je vous laisse le choix. »
Monsieur R. est resté silencieux pendant quelques secondes.
Puis son expression a changé.
« J’aime beaucoup votre façon de parler et votre manière de travailler. »
Et il a signé le bon de visite.
Ma toute première visite
Nous avons repris nos voitures et rejoint la maison de Monsieur et Madame G.
J’étais naturellement concentré. Je voulais me souvenir de tout ce que j’avais appris pendant ma formation et conduire cette première visite du mieux possible.
La présentation du bien s’est parfaitement déroulée.
À la fin de la visite, j’ai organisé un échange entre les vendeurs et les acquéreurs.
Monsieur et Madame G. connaissaient leur maison, son histoire et le voisinage bien mieux que moi. Ils ont ainsi pu répondre directement à certaines questions.
Nous avons ensuite quitté les lieux afin d’échanger tranquillement à l’écart.
Malgré un début de rendez-vous plutôt froid, tout s’était finalement très bien passé.
Ma toute première visite était faite.
Je suis rentré chez moi satisfait, avec le sentiment d’avoir franchi une nouvelle étape.
Porté par les événements… et soutenu par Élisabeth
Pendant toute cette période, Élisabeth était à mes côtés.
Elle m’épaulait, m’encourageait et croyait en moi, parfois certainement davantage que je ne croyais encore moi-même en ce nouveau métier.
Avoir près de soi une personne qui vous fait profondément confiance change énormément de choses lorsque vous commencez une nouvelle vie professionnelle.
Grâce à son soutien, je me sentais presque invulnérable.
J’étais heureux, enthousiaste et comme porté par un nuage.
Je n’essayais pas de tout contrôler ni de prévoir chaque étape. Je faisais sérieusement ma part, puis je laissais les rencontres et les événements me conduire vers la suite.
Avec le recul, je crois que cette confiance m’a beaucoup aidé.
Si j’avais voulu tout maîtriser, tout analyser et anticiper chaque difficulté, j’aurais peut-être laissé les doutes et les questions prendre le dessus.
Mais à ce moment-là, je croyais profondément en cette nouvelle aventure.
J’étais entouré de bonnes personnes, soutenu par la femme qui partageait ma vie et porté par une succession d’événements qui, malgré quelques frayeurs, semblait m’indiquer que j’étais sur le bon chemin.
Tout me paraissait étonnamment fluide.
Je ne savais simplement pas encore jusqu’où ce chemin allait me conduire.
L’appel que je n’attendais pas
Deux ou trois jours plus tard, Madame R. m’a téléphoné vers midi . je m en souviens comme si c etait hier .
Je faisais quelques plantations de fleurs dans le jardin en pensant à tout et à rien dans ses moments la et le téléphone a sonner .
Elle m’a expliqué qu’après réflexion, ils ne donneraient pas suite. Ils avaient trouvé une autre maison qui correspondait davantage à leurs attentes.
J’ai accepté leur décision sans chercher à les faire changer d’avis.
Je pensais que notre histoire s’arrêterait là.
Mais Madame R. a poursuivi :
« En revanche, nous avons énormément apprécié votre accueil et votre manière de conduire la visite. Nous avons une maison à vendre. Accepteriez-vous de venir la découvrir et de vous en occuper ? »
Je ne m’attendais absolument pas à cette proposition.
J’étais d’ailleurs tellement novice que, lors de notre premier échange téléphonique, j’avais oublié de leur demander s’ils devaient vendre leur maison avant d’en acheter une autre !
Ce sont finalement eux qui me proposaient de venir prendre le mandat... incroyable , non ?
Une seule visite a suffi
Monsieur et Madame R. possédaient une jolie maison dans la ville voisine et qu’ils avaient déjà confiée à une agence quelques jours plus tôt.
Ils ont néanmoins accepté de me remettre également un mandat simple afin que je puisse chercher un acquéreur de mon côté.
J’ai découvert leur maison, préparé sa commercialisation et organisé une première visite.
Une seule visite a suffi.
Les acquéreurs ont immédiatement été séduits et ont présenté une offre.
Après une courte négociation, celle-ci a été acceptée par mes vendeurs.
Première visite, première offre… ma toute première vente semblait se dessiner !
Je suis rentré chez moi particulièrement heureux.
Pour mes débuts, tout semblait presque trop beau : mes vendeurs avaient accepté l’offre et nous allions pouvoir préparer la signature du compromis.
Je pensais avoir fait le plus difficile.
J’allais rapidement comprendre que, dans l’immobilier, une offre acceptée ne signifie pas encore que tout est gagné.
Mais rien n’était encore gagné…
Le financement des acquéreurs s’est révélé beaucoup plus complexe que prévu et, pendant plusieurs semaines, j’ai réellement craint de voir ma toute première vente s’effondrer.
Heureusement, le courtier chargé du dossier a réalisé un excellent travail.
Il a su accompagner les acquéreurs, trouver les solutions adaptées et faire avancer leur financement jusqu’à sa validation.
Ce n’était vraiment pas gagné.
De mon côté, je suivais attentivement l’évolution du dossier tout en essayant de rester rassurant auprès de mes vendeurs.
Intérieurement, je vivais les choses beaucoup moins tranquillement. Je dormais mal et j’attendais chaque nouvelle avec une certaine inquiétude.
Je découvrais déjà une réalité essentielle de ce métier : entre une offre acceptée et une signature définitive, le chemin peut encore être long et incertain.
Finalement, le financement a été validé et la vente a pu aller jusqu’à son terme.
Grâce à Monsieur et Madame R., j’ai finalement réalisé ma toute première vente et franchi pour la première fois la porte d’une étude notariale en tant que mandataire immobilier.
Tout cela était parti d’une maison qu’ils n’avaient finalement pas achetée.
Et cette maison, je ne l’aurais jamais découverte si deux chiens ne m’avaient pas obligé à changer de chemin quelques semaines plus tôt.
La morale de cette histoire
En repensant à tout ce parcours, je mesure à quel point chaque événement était lié au précédent.
Deux chiens m’ont poussé vers une rue inconnue.
Cette rue m’a conduit jusqu’à mon premier mandat exclusif.
Ce mandat m’a permis d’organiser ma toute première visite.
Cette visite n’a pas débouché sur la vente de la maison présentée, mais elle a donné envie à Monsieur et Madame R. de me confier la leur.
Une seule visite de cette maison a ensuite suffi pour trouver des acquéreurs, négocier une offre et parvenir, après plusieurs semaines d’incertitude, jusqu’à la signature chez le notaire.
Tout était lié depuis le début.
Mais rien de tout cela n’aurait eu la même force sans Élisabeth, qui m’épaulait, m’encourageait et croyait en moi à chaque étape.
Cette histoire m’a appris qu’un détour imprévu peut parfois changer toute la suite de notre parcours.
Elle m’a aussi appris qu’un bon professionnel n’est pas celui qui promet que tout sera toujours simple.
C’est celui qui reste présent lorsque les choses deviennent compliquées.
Ce jour-là, je n’ai pas seulement réalisé ma première vente. J’ai compris le professionnel que je voulais devenir : respectueux, persévérant et présent jusqu’au bout.
Certaines rencontres nous montrent le chemin. Mais la confiance de la personne qui marche à nos côtés nous donne la force de le suivre.
Et dire que tout avait commencé par deux chiens qui m’avaient simplement empêché de reprendre mon chemin habituel…
Mais avant cette première visite, ce premier mandat et cette première vente, il avait fallu apprendre un métier totalement nouveau, découvrir les méthodes Optimhome et rencontrer celles et ceux qui allaient devenir mes premiers collègues.
C’est ce que je vous raconterai dans le prochain chapitre :
Mon histoire – Épisode 3
Mes premières formations et mes premières rencontres chez Optimhome
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