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le jour où deux chiens m’ont montré le chemin

mon histoire
26/08/2026 - 3 min de lecture
le jour où deux chiens m’ont montré le chemin

Mon premier mandat exclusif : le jour où deux chiens m’ont montré le chemin

Mon histoire – Épisode 1

Certaines histoires commencent par une décision mûrement réfléchie. D’autres naissent d’une rencontre, d’une poignée de main ou d’un concours de circonstances totalement improbable.

La mienne a peut-être commencé grâce à deux chiens de garde pas vraiment sympathiques, un vélo et une vingtaine de flyers qu’il me restait à distribuer…

Tout quitter pour recommencer

Avant de devenir mandataire immobilier, j’ai passé trente années dans la même entreprise agroalimentaire. Pendant quinze ans, j’ai sillonné Paris comme commercial, à la rencontre des restaurateurs, des patrons de cafés et de boîtes de nuit.

J’aimais profondément le contact humain, mais je sentais qu’un cycle se terminait. J’avais besoin d’indépendance, d’un nouveau défi et, sans doute aussi, de me prouver que j’étais encore capable de prendre un nouvel envol.

Avec ma compagne, Élisabeth, nous avons alors pris une décision considérable : quitter notre vie en région parisienne, abandonner ma zone de confort et repartir de zéro du côté de Toulouse.

Après plusieurs mois consacrés à notre installation et à des formations sur la création d’entreprise, j’ai décidé de me lancer pour la première fois de ma vie en tant qu’indépendant.

C’était précisément ce que je voulais : devenir maître de mes choix, de mon travail et de mon avenir.

C’est Élisabeth qui, la première, a imaginé cette nouvelle voie pour moi.

« JP, pourquoi tu ne ferais pas de l’immobilier ? »

Elle avait vu en moi quelque chose que je n’avais pas encore osé envisager. Mais, comme beaucoup d’entre vous, cette idée se trouvait peut-être déjà quelque part dans un coin de ma tête…

Ma rencontre avec Optimhome

En 2015, j’ai contacté plusieurs réseaux immobiliers, parmi lesquels SAFTI, iad et Optimhome.

Puis j’ai rencontré Julien Ceto, qui était alors recruteur chez Optimhome. Le courant est immédiatement passé. J’ai apprécié sa manière de me présenter l’entreprise, son fonctionnement et ses valeurs.

Je me suis dit :

« Allez, banco, j’y vais ! »

J’ai suivi mes premières semaines de formation, notamment à Bordeaux. Puis il a fallu affronter la réalité du terrain.

Je venais d’arriver dans une région où je ne connaissais personne. Je connaissais à peine mon voisin ! Il fallait donc créer mon réseau, apprendre mon nouveau métier et surtout aller à la rencontre des habitants.

Un trottoir chacun

Un jour, Élisabeth et moi sommes partis prospecter ensemble. Nous avions pris chacun un côté du trottoir et nous distribuions mes flyers dans les boîtes aux lettres.

Vers 16 h ou 16 h 30, nous sommes rentrés bien fatigués.

Élisabeth m’a dit qu’elle allait se reposer et regarder un peu la télévision. De mon côté, il me restait encore une vingtaine de flyers.

J’aurais parfaitement pu les conserver pour le lendemain. Mais j’ai pris mon vélo en me disant :

« Je vais terminer ma distribution. Cela me fera du bien. »

Nous habitions alors chemin de la Vie Vieille. Au loin se trouvait une voie sans issue qui menait à quelques maisons, avec un grand champ juste en face. Cet endroit allait prendre une importance inattendue dans la suite de mon histoire.

Je suis parti dans cette direction, à l’opposé du secteur que nous avions prospecté durant la journée.

La maison d’un film d’horreur

Je suis arrivé devant une maison particulièrement austère. À mes yeux, elle ressemblait presque à la maison d’un film d’horreur !

Un grand mur la séparait de la route. Sur la boîte aux lettres et aux abords de la propriété, plusieurs avertissements étaient affichés :

« Publicité interdite », « Défense d’approcher », « Chien méchant »…

Mais, à ce moment-là, je n’avais qu’une seule règle en tête :

Une boîte aux lettres, un flyer.

Je me suis donc approché et j’ai déposé mon flyer.

Les chiens méchants n’étaient pas une invention…

Derrière le mur, deux grands chiens noirs se sont mis à bondir en aboyant. Je n’apercevais que leurs têtes, qui apparaissaient et disparaissaient au-dessus du mur, comme s’ils sautaient sur un trampoline.

J’ai rapidement repris mon vélo et poursuivi ma distribution.

Arrivé au bout de la route, j’ai regardé en direction du champ. À ma grande surprise, les deux chiens se trouvaient désormais au milieu de celui-ci, parfaitement immobiles, en train de me fixer.

Deux possibilités : soit les chiens avaient sauté par-dessus le mur, soit leur propriétaire, qui m’avait peut-être aperçu derrière ses rideaux, avait ouvert le portail…

Quoi qu’il en soit, me voilà complètement coincé, sans aucune issue possible !

Pour rentrer chez moi, je devais obligatoirement repasser devant eux.

J’ai posé mon vélo et je me suis adossé à un mur. J’étais pris au piège entre les deux chiens et un terrain occupé par une famille de voyageurs. Je ne savais absolument pas comment sortir de cette situation.

Une rencontre inattendue

Un homme qui sortait du camp de voyageurs est alors arrivé en voiture avec sa mère. Il s’est arrêté à ma hauteur et m’a demandé :

« Bonjour, vous attendez quoi ? »

Je lui ai répondu :

« J’attends de pouvoir rentrer chez moi. »

Surpris, il m’a demandé ce qui m’en empêchait. Je lui ai montré les deux chiens qui attendaient au milieu du champ.

Il les a regardés et m’a simplement répondu :

« Ah oui… ce n’est pas bon, ça ! »

Je lui ai expliqué que si je tentais de passer, je risquais de ne plus avoir ni vélo ni jambes à l’arrivée.

Cet homme, qui s’appelait Pablo, m’a alors proposé de traverser leur terrain afin de rejoindre une autre route située derrière le camp.

« Si quelqu’un vous demande quelque chose, dites que vous venez de ma part. »

Grâce à lui, j’ai emprunté un passage dont j’ignorais totalement l’existence.

Je me suis retrouvé sur une nouvelle route, de l’autre côté du champ, avec mon vélo et mes derniers flyers.

Puisque j’étais là, j’ai continué ma distribution.

Je suis arrivé dans une petite impasse et j’ai déposé mes derniers flyers dans les boîtes aux lettres.

Ma mission était terminée.

J’ai ensuite fait un grand détour pour rentrer chez moi, sans imaginer une seule seconde ce que cette aventure venait de déclencher.

Le premier appel

Deux ou trois jours plus tard, alors que j’étais de nouveau en prospection, mon téléphone a sonné.

Au bout du fil, un couple m’a expliqué :

« Vous avez laissé quelque chose dans notre boîte aux lettres… »

Il s’agissait de Monsieur et Madame Genoud, qui habitaient justement dans cette petite impasse où je n’aurais jamais mis les pieds sans les chiens et l’aide de Pablo.

Nous avons pris rendez-vous.

Ils vivaient à Cugnaux, au sud de Toulouse, dans une jolie maison construite dans les années 1980. Monsieur et Madame Genoud y avaient passé plus de trente-cinq années. Cette maison contenait toute leur vie, leurs souvenirs et une grande partie de leur histoire familiale.

Ils m’ont ouvert leur porte, puis ils m’ont accordé leur confiance.

C’est ainsi que j’ai signé mon tout premier mandat exclusif.

Bien davantage qu’un mandat

La vente a pris du temps — mais j’y reviendrai dans un prochain épisode — et Monsieur et Madame Genoud sont toujours restés adorables avec moi.

Après chaque visite, je les appelais pour leur faire un compte rendu. Chaque fois que je passais les voir, je repartais avec un petit panier d’aubergines ou de tomates de leur jardin.

Une véritable relation humaine s’était créée.

Monsieur et Madame Genoud ont finalement pu concrétiser leur projet et partir vivre en Suisse pour se rapprocher de leur enfant.

Je me souviens encore de notre première poignée de main.

Mais je me souviens tout autant de la dernière.

La morale de cette histoire

Aujourd’hui, onze ans plus tard, je pense encore régulièrement à cette journée.

Si je n’avais pas décidé de distribuer mes vingt derniers flyers, si les chiens ne s’étaient pas retrouvés au milieu de ce champ, si Pablo ne m’avait pas proposé de traverser leur terrain et si je n’avais pas découvert cette route inconnue, je n’aurais probablement jamais rencontré Monsieur et Madame Genoud.

Ce jour-là, j’aurais parfaitement pu rentrer chez moi, m’installer confortablement sur mon canapé et regarder une série sur Netflix. Après 2 h 30 de prospection, personne ne m’aurait reproché de m’arrêter là.

Mais je venais de prendre l’une des décisions les plus importantes de ma vie : devenir indépendant, quitter mes habitudes et sortir totalement de ma zone de confort.

Je m’étais fixé des objectifs et j’avais pris un engagement envers moi-même : aller jusqu’au bout de mon choix et tout mettre en œuvre pour réussir.

Alors, malgré la fatigue, j’ai repris mon vélo et je suis retourné au contact des habitants.

Sans le savoir, je ne distribuais pas simplement mes derniers flyers. Je partais à la recherche de ce que le destin allait finalement m’offrir.

Mon premier mandat ne m’attendait pas sur le chemin que j’avais choisi. Il se trouvait sur celui que les circonstances m’avaient obligé à emprunter.

Le hasard m’a montré une nouvelle route, mais c’est ma détermination qui m’a poussé à la suivre.

Sans cette décision, je ne serais peut-être pas là aujourd’hui, onze ans plus tard, à raconter cette histoire et toutes celles qui ont construit mon parcours.

Je reste persuadé que, lorsque nous osons avancer et demeurons attentifs aux rencontres placées sur notre chemin, il peut se produire des choses que nous n’aurions jamais pu prévoir.

J’ai toujours été extrêmement rigoureux dans mon travail, ma prospection et le suivi de mes clients. Mais je suis également resté ouvert au ressenti, à l’instinct et à ces circonstances inattendues qui peuvent changer le cours d’une journée… parfois même celui d’une vie entière.

Lorsque vous n’êtes plus salarié, qu’aucun salaire ne tombe automatiquement à la fin du mois, que vous ne connaissez personne et que vous partez à la conquête de vos premiers mandats et de votre notoriété, votre regard sur les autres change profondément.

La moindre poignée de main sincère, le moindre regard bienveillant et le moindre mot d’encouragement prennent alors une force considérable.

Vous les absorbez comme une énergie nouvelle, presque sans vous en rendre compte. Une énergie qui vous pousse à avancer, à croire davantage en vous et à poursuivre malgré les difficultés.

C’est cette alchimie que je recherchais au contact des autres : cette force humaine qui vous murmure intérieurement :

« Rien ne m’arrêtera. Ose et continue. Bats-toi ! »

Car le hasard peut placer une occasion sur votre chemin, mais il vous appartient toujours de faire un pas de plus pour aller à sa rencontre.

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