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Ils n’ont pas acheté la maison… mais ils m’ont confié la leur

mon histoire
26/08/2026 - 3 min read
Ils n’ont pas acheté la maison… mais ils m’ont confié la leur

Ils n’ont pas acheté la maison… mais ils m’ont confié la leur

Mon histoire – Épisode 2

Dans le premier épisode de « Mon histoire », je vous racontais comment deux chiens, un vélo et une route dont j’ignorais l’existence m’avaient conduit jusqu’à mon tout premier mandat exclusif.

Cette maison située à Cugnaux, au sud de Toulouse, appartenait à un adorable couple qui y avait vécu pendant plus de trente-cinq ans.

Une maison des années 1980, restée dans son jus, mais parfaitement entretenue et remplie de souvenirs.

Après avoir signé ce premier mandat, il fallait désormais passer à l’étape suivante : trouver des acquéreurs et réaliser ma toute première visite.

J’avais appliqué la méthode à la lettre

Je venais d’intégrer Optimhome et je voulais faire les choses parfaitement.

J’avais suivi mes formations, préparé mon annonce, réalisé les photographies et diffusé le bien sur les principaux sites immobiliers.

Les premiers appels sont arrivés.

Parmi eux, celui de Monsieur et Madame R. Après une première découverte téléphonique, leur projet paraissait sérieux et leur financement cohérent. Nous pouvions donc organiser une visite.

À cette époque, Optimhome nous recommandait de ne pas donner directement rendez-vous devant le bien. L’objectif était d’accueillir les acquéreurs dans un endroit neutre, comme un café ou la réception d’un hôtel, afin de prendre le temps de découvrir leur projet avant de partir visiter.

Pour ma première fois, j’ai appliqué cette méthode à la lettre.

« Moi, je ne signe absolument rien »

Monsieur et Madame R. sont arrivés à l’heure au rendez-vous.

Madame était souriante et semblait parfaitement détendue. Monsieur, en revanche, était beaucoup plus fermé.

J’ai engagé la conversation, posé des questions et tenté de créer un climat de confiance. Puis est arrivé le moment de lui présenter le bon de visite.

Monsieur R. m’a regardé très sérieusement et m’a annoncé :

« Moi, je ne signe absolument rien. »

Dans ma tête, tout s’est alors mélangé.

Quelques jours auparavant, deux chiens avaient failli me dévorer pendant ma prospection. J’avais dû traverser un campement avec mon vélo pour réussir à rentrer chez moi. Et maintenant, mon tout premier acquéreur refusait catégoriquement de signer mon bon de visite…

Je me suis demandé si j’avais vraiment choisi le métier le plus tranquille du monde !

Mais je me suis repris et je lui ai répondu très clairement :

« Monsieur, les choses vont se passer ainsi. Si vous signez ce bon de visite, je vous conduirai jusqu’à la maison et nous ferons la visite comme prévu.

En revanche, une fois à l’intérieur, je ne veux entendre aucune réflexion désagréable sur la tenue ou la décoration de la maison. Les propriétaires sont des personnes âgées et parfaitement respectables. Cette maison contient plus de trente-cinq années de leur vie.

À la fin de la visite, nous repartirons ensemble et vous pourrez me dire librement tout ce que vous avez aimé ou moins aimé. Mais devant les propriétaires, je vous demande simplement de respecter leur maison et leur histoire. »

Monsieur R. m’a regardé quelques secondes.

Puis son visage a changé.

« J’aime beaucoup votre façon de parler et votre façon de faire. »

Et il a signé le bon de visite.

Ma toute première visite

Nous avons pris nos voitures et rejoint la maison de Monsieur et Madame G.

J’étais naturellement concentré, mais j’ai effectué cette première visite exactement comme on me l’avait appris pendant ma formation.

La présentation du bien s’est parfaitement déroulée. À la fin, j’ai organisé un échange entre les vendeurs et les acquéreurs afin qu’ils puissent discuter et poser leurs questions.

Puis nous avons quitté la maison pour débriefer tranquillement sur le chemin.

Je suis rentré chez moi satisfait. Ma première visite était faite et, malgré le démarrage un peu froid, tout s’était finalement très bien passé.

L’appel que je n’attendais pas

Deux ou trois jours plus tard, Madame R. m’a téléphoné.

Elle m’a expliqué qu’après réflexion, ils ne donneraient pas suite. Ils avaient trouvé une autre maison correspondant davantage à leurs attentes.

J’ai entendu leur décision et je l’ai parfaitement acceptée.

Je pensais que l’histoire s’arrêterait là.

Puis elle a ajouté :

« En revanche, nous avons énormément apprécié votre accueil et votre manière de conduire la visite. Nous avons une maison à vendre. Accepteriez-vous de venir la découvrir et de vous en occuper ? »

J’étais tellement novice que, lors de notre premier échange, j’avais oublié de leur demander s’ils devaient vendre leur maison avant d’en acheter une autre !

Ce sont finalement eux qui m’ont proposé de venir prendre le mandat.

Ma première vente

Monsieur et Madame R. possédaient une jolie maison déjà confiée à une agence. Ils ont néanmoins accepté de me remettre un mandat simple afin que je puisse, moi aussi, chercher un acquéreur.

J’ai préparé la commercialisation du bien et organisé une première visite.

Une seule visite a suffi.

La maison a été vendue au prix.

Grâce à eux, j’ai réalisé ma toute première vente et franchi pour la première fois la porte d’une étude notariale en tant que mandataire immobilier.

Tout cela était parti d’une maison qu’ils n’avaient finalement pas achetée.

La morale de cette histoire

Je pensais que mon objectif était de leur vendre la maison de Monsieur et Madame G. En réalité, cette visite devait me conduire ailleurs.

Monsieur et Madame R. n’ont pas choisi le bien que je leur présentais. Mais ils ont choisi ma façon de travailler, mon respect pour les propriétaires et la confiance que j’avais réussi à créer.

Cette première visite m’a appris quelque chose qui ne m’a jamais quitté depuis :

Une visite ne se résume pas toujours à une offre d’achat. Chaque rencontre est une occasion de montrer qui nous sommes, comment nous travaillons et quelles valeurs nous défendons.

Dans l’immobilier, on ne sait jamais immédiatement quelle porte va s’ouvrir.

Mais lorsque l’on fait les choses sincèrement et avec respect, une porte qui se ferme peut parfois en ouvrir une autre, encore plus importante.

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